(2) Vol en immersion Hoten X et GoPro
Une fois le matériel choisi, il faut équiper votre quadricoptère et mettre en place les outils destinés à la réception au sol. Nous avons choisi de ne procéder à aucune modification du Hoten X pour qu’il reste utilisable sans l’équipement de vol en immersion, en quelques secondes. C’est aussi un parti-pris : pas besoin de percer, souder, visser, tout est fixé avec du scotch et des élastiques. Pas besoin non plus d’investir dans une nacelle anti-vibrations : la paire constituée par le Hoten X et la caméra GoPro se révèle étonnante de stabilité !
La caméra
La première étape consiste à fixer la caméra GoPro sur le Hoten X. Pour éviter d’alourdir le quadricoptère, la GoPro est utilisée « nue », c’est-à-dire sans son boitier étanche et antichocs. Ça tombe bien, la caméra se positionne très bien devant le compartiment de la batterie, un peu en avant. Il suffit de faire passer deux élastiques le long du compartiment, de part et d’autre de la lentille de la caméra, pour qu’elle soit fixée solidement. Veillez simplement à ce que les élastiques ne se distendent pas trop à la longue. Le bouton d’allumage en façade est facile à utiliser. Mais celui pour lancer l’enregistrement se trouve caché si vous placez la caméra à l’endroit. Il vaut mieux la retourner – et indiquer dans les réglages qu’elle fonctionne à l’envers (il y a une fonction pour cela).
L’émetteur
Ensuite il faut placer l’émetteur 5,8 GHz quelque part sur le Hoten X. Nous avons choisi de faire au plus simple : le poser au sommet du canopy, arrimé par quelques bandes de scotch. Il est un peu exposé aux crashes, mais cela permet de le mettre et le retirer facilement. Qui plus est, il est éloigné de la carte mère, ce qui permet de réduire le risque d’interférences. Enfin, cela laisse de la place pour l’antenne-bâton (remplacée par un autre modèle sur la photo), à visser à l’arrière de l’émetteur. Il faut ensuite brancher deux câbles. Le premier part vers la caméra GoPro et se branche sur la prise Jack 2,5 mm située sur le côté. Le second est destiné à l’alimentation par une batterie 7,4V. Comme cette batterie est assez lourde, nous l’avons placée sous le compartiment de la batterie principale du Hoten X pour éviter de trop déplacer le centre de gravité de l’appareil. Là encore, nous l’avons fixée avec des bouts de scotch : le montage est suffisamment solide pour ne pas bouger même en cas de choc, et peut être retiré en quelques secondes. Veillez à bien plaquer les deux câbles (vidéo et alimentation) sur le canopy pour éviter qu’ils ne se baladent. Ils risqueraient de venir toucher les hélices, auquel cas le crash est assuré ! Le scotch est, une fois de plus, le meilleur outil !
Le récepteur
Le récepteur est alimenté par une batterie 7,4V, la même que celle branchée sur l’émetteur. Sur l’une des prises de type Jack 3,5 mm vient se connecter un câble qui se termine par des connecteurs RCA femelles. Eux sont à brancher au câble de la paire de lunettes d’immersion. Les couleurs des prises évitent de se tromper. N’oubliez pas de visser l’antenne-bâton (là encore remplacée par un autre modèle sur la photo). Un conseil : plus vous placez le récepteur en hauteur, meilleure sera la réception. Ceci est particulièrement sensible lorsque le quadricoptère évolue au ras du sol. Si vous disposez d’un trépied pour la photo, il constitue un excellent mât pour y fixer le récepteur. Vérifiez que les interrupteurs qui gèrent le choix de la fréquence soient positionnés de la même manière sur l’émetteur et sur le récepteur.
Les lunettes Fat Shark
Ce sont elles qui vont diffuser la vidéo filmée à bord du quadricoptère par la caméra GoPro. L’unique câble est constitué de connecteurs RCA mâles à brancher vers le récepteur, plus une prise d’alimentation. Branchez-y la batterie… L’autonomie atteint deux bonnes heures. Des boutons permettent de régler l’intensité lumineuse de la vidéo, ainsi que l’écartement des miroirs qui dirigent l’image vers vos yeux.
Les réglages !
Prenez le temps de vérifier tous les réglages avant de décoller. Car si l’un des éléments du puzzle ne fonctionne pas une fois en l’air, vous risquez de vous retrouver virtuellement aveugle. En l’absence de retour vidéo, vous êtes dans le noir. Une seconde en vol sans rien voir, c’est une éternité ! Faites d’abord des essais de transmission vidéo en branchant tout l’équipement, puis en vous éloignant avec le récepteur en main et les lunettes chaussées. Vous saurez jusqu’à quelle distance vous pouvez aller sans rencontrer d’interférences ou perdre la liaison. Pensez à contourner des obstacles pour vérifier le comportement de la connexion vidéo (allez derrière un arbre, un bosquet). Ensuite, procédez à quelques essais en vol à vue, sans les lunettes d’immersion. Le but de la manœuvre : il faut que le quadricoptère décolle sans dériver et se positionne en vol stationnaire sans que vous ne deviez compenser une quelconque dérive. Car lorsque vous aurez chaussé les lunettes, une dérive non contrôlée sera très perturbante. Passez autant de temps qu’il le faut pour régler votre quadricoptère. Lorsque tout est prêt, il est temps de décoller.
Le grand saut
Une fois les lunettes chaussées, il faut se lancer. Le premier décollage est un peu intimidant, et c’est bien normal. Mais si vous avez réglé correctement votre engin, tout devrait se passer en douceur. Il faut s’habituer à cette vue « à bord », et commencer par des déplacements à faible distance, lentement en veillant à garder le contrôle total de l’appareil. C’est pendant les premières minutes que l’on tente d’évaluer les distances. Car si l’angle de vue de la GoPro (170°) permet de bien voir sur les côtés, il offre une vision déformée, inhabituelle, et qui rend difficile l’évaluation des distances. Mais dès les premières minutes de ce premier vol, vous devriez trouver vos marques. Ensuite, ce n’est plus que du plaisir ! Vous longez les arbres, vous décidez de monter, de regarder le paysage d’en haut, de redescendre. La descente, justement, constitue le principal écueil dans le cas du vol en immersion. Car en l’absence d’indicateurs (de l’altitude, de la vitesse de descente, ou tout simplement des gaz), on a du mal à savoir si on monte ou si on descend. Qui plus est, vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, un quadricoptère est très déséquilibré lors de la descente à tel point qu’il peut se renverser. Pour éviter le crash, pensez simplement à incliner l’appareil pour lui faire prendre un peu de vitesse et réduire les gaz en même temps. Avec un peu de pratique, vous pouvez réaliser de jolis plongeons vers le sol, que le Hoten X supporte sans broncher.
Les limites de l’expérience
En prenant confiance en soi, on prend vite quelques risques. On frôle le sol à grande vitesse, on passe très près des arbres, on contourne des obstacles. Cela risque forcément de vous arriver : vous allez descendre un peu trop bas et trop vite, vous allez toucher une branche d’arbre, vous allez perdre la connexion vidéo quelques secondes (de trop). La sanction est généralement immédiate : le Hoten X se retrouve au sol. Il faut simplement espérer qu’il n’ait blessé personne, qu’il n’ait causé aucun dommage, qu’il sorte indemne de l’accident, et que le matériel embarqué ait supporté le choc. Parce les crashes sont inévitables, pensez à ceci : il est IMPERATIF de voler là où personne ne risque d’être surpris par une perte de contrôle du quadricoptère. Interdisez-vous les vols urbains, au-dessus de foules, en présence d’enfants et d’animaux. Bref, soyez responsable et ne prenez aucun risque.
Une vidéo !
Voici quelques exemples de vols filmés depuis la GoPro en direct, sur une carte SD, puis la même image reçue au sol via la paire émetteur-récepteur…
Passez en vue plein écran pour mieux profiter de la vidéo.
Et ensuite ?
Une fois les premiers vols effectués, il sera question d’optimiser un peu l’équipement pour assurer une portée supérieure à la vidéo et profiter d’un peu de confort pendant le vol…





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Bon bricolage ! Je ne m’en ferai pas trop pour la caméra, j’utilise ce modèle et je peux vous dire que c’est très solide ces trucs-là ! (j’en prend surement moins soin que vous)
A vrai dire, la mienne est mal en point. Sur le dernier crash de cette vidéo (http://youtu.be/GPDDsbY6jNY), on voit une zone floue qui apparait juste après le choc. Ce n’est pas de la terre, c’est un éclat sur la lentille, dû je pense à une pierre. A ma connaissance, c’est irréparable
C’est pourquoi je conseille l’accessoire LayerLens, qui protège la lentille sans rajouter trop de poids… Je le verrai bien sur http://www.les-mini-cameras.com
Désir avoir l’ensemble du jeux complet, mais pour une portée comprise entre 2 a 5km et en PLQ de la caméra (zoom) il faut une vision nocturne (avec zoom) et une manche a balai du genre saitek Pro Flight X52 et sui vie possible sur écran PC. Si vous avez le matos faite moi signe je l’acheterais avec vous merci